Terrain non cultivable

Ferme solaire sur terrain non cultivable : un modèle de valorisation durable

Le développement de l’énergie renouvelable sur un terrain non agricole est une très bonne façon de migrer vers la transition énergétique rapidement. Ce sont les anciennes carrières, les sols pauvres en nutriments (trop acides ou rocailleux), les terrains pollués ou les montagnes en légère pente. Cette démarche va permettre de valoriser ces espaces non utilisés pour produire de l’électricité verte grâce à l’installation de panneaux solaires photovoltaïques.

terrain non cultivable

Qu’est-ce qu’un terrain non cultivable ?

Comme son nom l’indique, un terrain non cultivable n’est destiné à aucune activité agricole. Ce sont généralement des terrains en pente, arides ou pollués. L’exploitation agricole n’est pas non plus possible sur les anciennes carrières ou les sols pauvres et instables. Pour la reconversion foncière en énergie verte, le respect des normes environnementales et administratives est une condition exigée.

Sur les terrains non cultivables, toute forme d’activité agricole est impossible à cause de leurs caractéristiques qui ne sont pas favorables pour faire pousser aucune culture. Cependant, ce sont des terrains à l’état naturel. En revanche, les terrains agricoles sont fertiles et peuvent donner un bon rendement. Les terres artificialisées sont des terrains déjà transformés par l’homme. Elles ne sont plus perméables ni naturelles comme le béton ou le bitume.

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Terrain non cultivable : pourquoi y installer une centrale photovoltaïque ?

L’installation d’une centrale solaire au sol sur un terrain non cultivable n’affecte en aucun cas la production agricole. Ils sont inexploités et ils pourront produire de l’énergie renouvelable sans pour autant concurrencer l’agriculture. Ce sera également un moyen de les valoriser.

La valorisation foncière grâce au solaire est la meilleure solution pour les sols stériles ou pollués. De plus, cette pratique entre en conformité avec les politiques anti-artificialisation ou la loi ZAN. Elle vise à limiter l’expansion et l’utilisation des sols naturels, forestiers ou agricoles. Son objectif principal est d’atteindre zéro artificialisation d’ici 2050. La production d’énergie renouvelable sur un terrain agricole est donc vivement conseillée.

gestionnaires d’infrastructures

Avantages techniques et économiques de cette installation

Reconvertir les terrains inutilisables en centrale photovoltaïque possède de grands avantages économiques. En effet, ils sont faciles à acquérir avec des prix raisonnables. En fonction de sa localisation, de sa surface et de son éventuelle utilisation, son prix est estimé entre 0,30 et 11€.

Sur le plan foncier, la concurrence est moindre. Ces terrains ne sont pas favorables à l’agriculture et peuvent très bien être utilisés à des fins écologiques comme une installation de centrale solaire au sol. Leur grande exposition au soleil optimise la production d’énergie solaire. Bien que l’installation nécessite un investissement conséquent, la rentabilité énergétique sur le long terme sera garantie. Les propriétaires fonciers percevront aussi des revenus complémentaires grâce à l’exploitation de la ferme solaire.

Quels types de terrains sont adaptés à ce type de projet ?

Ce projet est adapté à plusieurs types de terrains : 

  • Les anciennes zones d’extraction comme les carrières ou les gravières. Ces terrains appartenaient à des industries qui ont cessé leur activité. Souvent laissés à l’abandon, ces zones sont propices à la valorisation foncière avec le solaire. 
  • Les sols rocailleux ou acides ne sont pas compatibles avec l’exploitation agricole. Ce sont des terrains avec peu de nutriments. Pour leur redonner de la valeur, une installation de panneaux solaires sur un sol pauvre serait idéale.
  • Les zones de montagne en pente légère ne sont pas cultivables, mais ont une bonne exposition au soleil. Elles sont aussi favorables à un projet de centrale solaire au sol. 
  • Les terrains pollués ou inondables partiellement peuvent très bien accueillir une centrale photovoltaïque. En plus de protéger la santé publique, elle pourra générer de l’électricité verte et réduire les émissions de gaz à effet de serre. 

Les aides financières et appels à projets

Trouver une aide pour le financement d’une ferme solaire sur un terrain non cultivable est recommandé. Cela fera réduire considérablement les coûts de départ. 

Les dispositifs nationaux

La Commission de régulation de l’Énergie (CRE) fait souvent des appels d'offres pour soutenir les projets solaires. Les bénéficiaires déposeront un dossier et ils seront sélectionnés en fonction de la pertinence du projet, de sa qualité et de son impact sur l’environnement. Les “Fond Chaleur” de l’ADEME permettent aussi de financer les dispositifs qui produisent de la chaleur renouvelable. Enfin, sur le plan national, les contrats d’achat (OA Solaire) permettent au producteur de vendre l’énergie générée par la centrale solaire à EDF OA. 

Des aides locales sont également attribuées par les collectivités territoriales pour les porteurs de projet photovoltaïque. Au niveau de l’Europe, des financements de projet durable peuvent aussi être envisagés tels que le FEDER, LIFE ou Horizon Europe.

Faq

Les questions fréquentes

01. Est-ce rentable d’installer une centrale solaire sur un terrain non cultivable ?

Oui. Ces terrains ont l’avantage d’être moins coûteux à l’achat ou à la location. Couplé à un bon ensoleillement et à un raccordement proche, cela permet une rentabilité solide avec un retour sur investissement en 8 à 15 ans, selon le modèle économique choisi (vente ou autoconsommation).

02. Faut-il dépolluer ou stabiliser le terrain avant l’installation ?

Pas nécessairement. De nombreux projets utilisent des structures lestées, sans fondations, ce qui évite d’intervenir sur le sol. Pour les terrains instables ou pollués, des mesures spécifiques peuvent être prises (géotextile, dalle béton, ancrages adaptés).

03. Quel est l’impact environnemental d’une ferme solaire sur terrain non cultivable ?

Souvent limité, car ces terrains ont déjà une faible biodiversité initiale. Toutefois, des aménagements écologiques peuvent être intégrés : prairies fleuries, zones refuges pour la faune, haies ou corridors écologiques. L’objectif est de recréer de la valeur écologique tout en produisant de l’énergie.

04. Existe-t-il des aides pour financer une ferme solaire sur terrain non cultivable ?

Oui. Ces projets sont favorisés par la PPE (Programmation Pluriannuelle de l’Énergie) et peuvent bénéficier de tarifs d’achat bonifiés, appels d’offres CRE, ou de dispositifs régionaux spécifiques. Un développeur peut aussi proposer de prendre en charge 100 % de l’investissement en échange d’un bail de longue durée.

05. Le terrain doit-il être obligatoirement clôturé ?

Oui, la majorité des fermes solaires au sol sont entourées d’une clôture pour des raisons de sécurité (risque électrique, intrusion) et pour protéger les équipements. Toutefois, certaines réglementations locales imposent des dispositifs compatibles avec la circulation de la faune (clôture partielle, passage pour petits animaux).

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